11 août 2006
Quand Harry rencontre Sally
Aujourd'hui, les amis, nous allons baptiser une nouvelle rubrique.
Elle me permettra de partager avec vous, mes répliques de cinéma cultes comme celle-ci par exemple:
"Give me a cigarette."
Tiré, vous l'aurez tous reconnu, d'Autant en Emporte le Vent...
Pour reprendre notre sérieux, voici pour débuter cette rubrique, un de mes films favoris "Quand Harry Rencontre Sally".
Billy Cristal étant génial dans tout ce qu'il fait et dit, il a été très dur de choisir, mais finalement j'ai opté pour cette scène où Harry/Billy explique à son meilleur ami, comment il s'est fait plaquer par sa femme.
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HARRY :
Ma femme revient vendredi du boulot et me dit :
« Je ne sais pas si je suis vraiment faite pour le mariage. »
Ca n’avait rien de personnel. Un truc abstrait qui brusquement lui venait à l’esprit, l’air de rien, comme ça. Alors moi, calme, je dis :
« Peut-être qu’on devrait prendre le temps d’y penser, ne précipitons pas les choses. »
JESS :
Ha ouais t’as raison.
HARRY :
Le jour suivant, elle me dit :
« C’est tout réfléchi »
Et elle me demande une séparation, juste pour faire un essai selon elle, mais on sortirait encore. Une façon de prendre des gants avec moi. Enfin, je me suis marié parce que j’en avais marre de ça, alors je vois pas en quoi son idée de sortir devrait me réjouir, vu que la dernière chose que j’ai envie de faire c’est de sortir ma femme qui, en principe, m’aime. C’est ce que je lui aie dit quand il m’est venu à l’esprit qu’elle ne m’aimait plus, elle. Alors je lui aie dit :
« Hélène, tu ne m’aimes plus ? »
Tu sais ce qu’elle a dit ?
« Je ne sais pas si je t’ai jamais aimé. »
JESS :
Hooooooo…. Dur ! Dur ! Ho, ça vous met un mec au tapis.
HARRY :
Merci Jess.
JESS :
Non mais je m’y connais, je suis écrivain, j’écris des dialogues. Or ça, tu vois, c’est particulièrement dur.
HARRY :
Ensuite, elle me dit qu’un copain à elle, au bureau, fait un séjour en Amérique du Sud et qu’elle va sous-louer son appartement. J’en suis comme deux ronds de flanc. Et à la porte on sonne. « Je vais sous-louer son appartement », les mots voltigent encore dans l’air. Tu sais, comme une bulle accrochée à sa bouche…
JESS :
Ouais, comme dans les BD.
HARRY :
Voilà ! Alors je vais ouvrir. Et qu’est-ce que je vois ? Des déménageurs. Là tout d’un coup, je deviens méfiant. Je dis :
« Hélène, quand as-tu appelé ces déménageurs ? »
Elle, pas de réponse. Alors je demande aux types :
« Quand cette femme vous a-t-elle commandé ? »
Ils restent là comme des bûches. Trois grands costauds, y’en a un qui portait un t-shirt avec marqué : ATTENTION FAITE PAS CHIER L’HOMME ! Alors je demande à Hélène :
« Depuis quand c’était prévu tout ce cinéma ? »
Elle me répond : huit jours. J’éclate.
« Tu le savais depuis huit jours et tu ne m’en as pas dit un mot ? »
Et elle, du tac-o-tac :
« Je ne voulais pas gâcher ton anniversaire. »
JESS :
Alors si je te suis bien, l’homme savait que tu allais divorcer une semaine avant que tu ne le saches ?
HARRY :
Oui, c’est ça, l’homme.
JESS :
Ho, j’en reviens pas.
HARRY :
Attends, tu ne connais pas encore la meilleure.
JESS :
Ben je connais déjà le pire, puisque l’homme était déjà au courant.
HARRY :
Hélène mentait. En fait, elle en aime un autre. Un p’tit conseiller fiscal. Elle vit chez lui.
JESS :
Et comment tu l’as su ?
HARRY :
Je l’ai filée et j’ai attendu devant l’immeuble.
JESS :
Ho que c’est humiliant !
HARRY :
J’te l’fais pas dire. Et tu sais que je le savais ?! Je savais que même heureux ensemble ce n’était qu’une illusion et qu’un jour ou l’autre, elle me filerait un coup bas.
JESS :
Mais un mariage ne casse pas simplement à cause d’une infidélité. Ce n’est que le symptôme d’un malaise beaucoup plus profond.
HARRY :
Ha tu crois ? Ben ce symptôme là, il baise ma femme.